Salauds de Martiens le 08 Mar 2007 Une petite faille de plus dans la théorie de la cause humaine
du réchauffement climatique: la planète mars se réchauffe aussi.
Mais il est vrai que ces salauds de martiens n'ont pas signé le
Protocole de
Kyoto.
L'information est disponible aux travers de deux
articles (trouvé par les commentaires sur un de mes sites favoris, merci à
Mugon), l'un
présentant
la théorie qui dérange, l'autre la
démolissant.
Commençons par le premier article (je traduis): Le changement
climatique est un sujet bien plus vaste que le public, les politiciens et
même l'écologiste le plus alarmé ne le réalisent. Le réchauffement
climatique s'étend à la planète Mars, où la calotte polaire se réduit, où
des ravins profondéments creusés dans le paysages sont désormais exposés,
et où le climat est plus chaud qu'il n'a été depuis des décennies ou
même des siècles. "Une explication pourrait être que Mars sort
juste d'un âge glaciaire", spécula le scientifique de la NASA William
Feldman après que la mission Mars Odyssey eut finit la collecte de données
pour la première année martienne. "Dans des zones à basse altitude, la
glace s'est complètement dissipée." Chaque année qui passe amène de
nouvelles preuves des changements dramatiques qui surviennent sur la seule
planète du système solaire, à part la Terre, à livrer des secrets sur son
climat.(...) "Mars subit un réchauffement global, mais sans
effet de serre et sans participation de Martiens," explique [le docteur
Habibullo Abdussamatov de l'Observatoire Astronomique Pulkovo de Saint
Petersbourg]. "Ces réchauffements climatiques parallèles - observés sur
Mars et sur la Terre - ne peuvent être que la conséquence linéaire d'un
facteur commun: un changement à long terme du rayonnement
solaire." C'est l'augmentation du rayonnement solaire au
cours du siècle dernier, et non les émissions de CO2, qui sont
responsables du réchauffement auquel nous assistons, explique le célèbre
scientifique, et ce rayonnement solaire explique également le grand volume
des émissions de CO2. "Ce n'est pas un secret que le
rayonnement solaire réchauffe les océans de la terre, ce qui déclenche le
relâchement de grandes quantités de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.
La perception habituelle selon laquelle l'activité industrielle humaine
est un facteur décisif du réchauffement climatique est une mauvaise
interprétation des relations de cause à effet." Le docteur
Abdussamatov va encore plus loin en expliquant que, si la température
terrestre est avant tout liée au rayonnement solaire, cela signifie que
nous pourrions assister à une baisse de température dans un proche avenir
à cause des cycles solaires: La vraie nouvelle de Saint Petersbourg -
démontrée par l'observation d'un refroidissement survenant au niveau des
couches supérieures des océans - est que la Terre a atteint un plafond de
température. Le rayonnement solaire a commencé à décliner, présageant
d'une longue période de refroidissement qui commencerait entre 2012 et
2015. Le point le plus bas de ce déclin arrivera autour de 2040, et
"amènera inévitablement une vague de grand froid autour de 2055-2060"
qui durera une cinquantaine d'années, après quoi les températures
monteront à nouveau. Nous en saurons sans doute davantage lorsque le
professeur et son équipe auront une meilleure perception de l'activité
solaire, grâce à des équipements scientifiques installés dans un module
russe de la Station Spatiale Internationale, d'ici début 2009, mais un
tel point de vue est intéressant parce qu'il tranche franchement avec le
prêt-à-penser médiatique habituel. Evidemment, face à un tel crime de
lèse-majesté contre le réchauffement climatique, les critiques furent
prompts à réagir, comme le montre cet article du
National Geographic News qui, tout en
rapportant la thèse ci-dessus, passe plus de la moitié du texte à tenter
ensuite de la décrédibiliser. Il cite par exemple des scientifiques de
l'IPCC - les "papes" de la cause humaine du réchauffement climatique -
qui, sans surprise, s'emploient à expliquer que le savant russe se
fourvoie. "Ses vues sont en complet désaccord avec le consensus
scientific général" dit Colin Wilson, un physicien planétaire de
l'Université d'Oxford. "Et ils contredisent les nombreuses preuves
avancées dans le tout dernier rapport de l'IPCC." (...) Selon
la théorie conventionnelle, le changement climatique sur Mars s'explique
avant tout par de faibles changements dans l'orbite et l'inclinaison de
la planète, pas par des changements dans le soleil. "Les oscillations
dans l'orbite de Mars sont la principale cause du changement climatique
dans la zone en question", explique Wilson.(...) L'article
contient également une phrase sans aucun rapport avec les découvertes
martiennes, mais qui semble sortie tout droit du scénario du Jour
d'Après et qui est sans doute destinée à rappeler l'enfer à ceux qui
oseraient douter du dogme (la mise en gras est de moi): La plupart
des scientifiques craignent désormais que la quantité massive de
dioxyde de carbone que les humains envoient dans l'air amène une hausse
catastrophique des températures terrestres, faisant
dramatiquement augmenter le niveau des océans alors que les
glaciers fondent, et amenant à des tempêtes extrêmes dans le
monde entier. Peut-être que le savant russe se fourvoie, mais
arguer d'un consensus ou d'une majorité au sein du corps des chercheurs
n'est pas un argument scientifique en soi. La cause humaine du
réchauffement climatique ne se décide pas à la majorité, elle se prouve.
Il faut aussi expliquer alors pourquoi la fonte de la calotte glaciaire
martienne survient. En ce sens, l'hypothèse selon laquelle elle serait
due à une altération cyclique de l'orbite de la planète a quelques
mérites, mais si elle est vraie, il est surprenant que le docteur
Abdussamatov - qui est astronome - n'en ait pas tenu compte. De plus,
aucun détracteur du savant russe ne le contredit sur sa thèse principale,
à savoir que le rayonnement solaire est cyclique et vient lui-même
d'atteindre des sommets. Quel scientifique peut décemment clamer que
l'intensité des rayons solaires n'a pas d'effet sur la température
terrestre? Je ne suis pas expert en sciences climatiques, en astronomie
ou dans une quelconque autre discipline scientifique. Mais ces deux
articles ont le mérite de montrer que le "concensus" autour de la cause
humaine du réchauffement planétaire est loin d'être aussi solide que les
médias ne le disent. |