L'homme qui dévoile
l'arnaque du réchauffement climatique le 14 Aug 2009 James Delingpole
parle au Professeur Ian Plimer, le géologue australien, dont le dernier
livre montre que le "réchauffement climatique d'origine humaine" est une
fiction ruineuse et dangereuse, un "luxe de pays développé" sans aucune
base scientifique. Honte aux éditeurs qui n'ont pas voulu de ce
livre!
Ceci est la traduction d'un article paru dans le
journal anglais
The
Spectator. Imaginez à quel point le monde serait merveilleux si le
réchauffement climatique d'origine humaine n'avait été qu'une fiction
dans l'imagination d'Al Gore. Plus de ces fermes éoliennes immondes
étendant leur ombre sur le haut pays. Plus de factures d'électricité
délirantes, augmentées artificiellement par une taxe carbone instaurée par
l'Union Européenne. Plus besoin de prendre chaque jour de douceur
ensoleillée comme le terrible présage d'un désastre écologique à venir.
Et, finalement, plus besoin du projet de loi de limitation des émissions de
carbone à 7'400 milliards de dollars - la plus haute taxe de l'histoire
américaine - que le président Obama et ses partisans essayent sans relâche
d'imposer à l'économie des Etats-Unis. N'imaginez plus, votre bonne
fée est ici. Son nom est Ian Plimer, professeur de géologie minière à
l'Université d'Adélaïde, et il a récemment publié
Heaven And
Earth, un livre qui fera date et changera pour toujours la façon dont
nous pensons au changement climatique. "L'hypothèse selon laquelle
l'activité humaine peut créer un réchauffement global est extraordinaire
parce qu'elle est contraire à tout ce que nous enseignent la physique du
soleil, l'astronomie, l'histoire, l'archéologie et la géologie",
explique Plimer, et bien que sa thèse ne soit pas nouvelle, peu de chances
que vous l'ayez entendue exprimée avec autant de vigueur, de certitude et
d'autorité scientifique. Alors que d'autres sceptiques comme Bjorn
Lomborg ou Lord Lawson of Blaby se préparent soigneusement à approuver les
prédictions les plus modestes du Groupe Intergouvernemental d'experts sur
l'Evolution du Climat (GIEC), Plimer ne cède pas un pouce de terrain. La
théorie du réchauffement climatique d'origine humaine, explique-t-il, est
la plus grande, la plus dangereuse, et la plus ruineuse manipulation de
l'histoire. Pour comprendre, allons à la rencontre du bon professeur.
L'homme a le teint hâlé, les trais rudes, les cheveux blancs, la
soixantaine - courtois et jovial mais combatif quand il faut l'être - et
rayonne de la santé d'un homme qui a passé la moitié de sa vie dans des
expéditions sur le terrain en Iran, en Turquie et dans son cher Outback
australien. Et il est assis dans mon jardin à boire du thé pendant un de
ces jours que George Monbiot du Guardian
aimerait bannir. Un beau jour doux et ensoleillé. Alors, allons-y, prof.
Qu'est-ce qui vous rend si sûr que ce que vous dites est vrai et que tous
ces scientifiques qui disent le contraire est faux? "Je suis géologue.
Nous autres géologues avons toujours admis que le climat change au cours du
temps. Nous sommes différents de ces gens qui soutiennent le réchauffement
climatique anthropocentrique par notre compréhension des échelles. Ils ne
s'intéressent qu'aux 150 dernières années. Notre cadre est de 4'567
millions d'années. Ce qu'ils essayent de faire équivaut à essayer de
comprendre l'intrigue de Casablanca à partir d'une courte séquence de la
scène d'amour. Vous ne pouvez pas. Ca ne marche pas." La force de
Heaven And Earth est de restaurer une perspective scientifique à un débat
qui a été détourné par "des politiciens, des activistes de
l'environnement et des opportunistes." Il fait remarquer, par exemple,
que la glace polaire n'a été présente sur terre que pendant 20% du temps
géologique; que les extinctions d'espèces sont banales; que les
changements climatiques sont cycliques et normaux; que le CO2 dans
l'atmosphère - auquel l'activité humaine contribue pour une fraction
infime - ne représente que 0,001% du CO2 contenu dans les océans, les
roches de surface, les terres et les espèces vivantes; que le CO2 n'est
pas un polluant mais une nourriture pour les végétaux; que les périodes les
plus chaudes de la Terre - comme lorsque les Romains faisaient pousser des
vignes et des citronniers jusqu'au nord du Mur d'Hadrien en Angleterre -
étaient des époques de richesse et
d'abondance.  | Tout ceci sont des
faits scientifiques avérés - plus que ce que vous pouvez dire de ces
modèles informatiques produisant leur flot de scénarios de fin du monde
avec des températures inexorablement croissantes, des îles submergées et
des banquises qui s'effondrent. Plimer n'accorde aucune confiance à ces
modèles parce qu'ils semblent n'avoir peu ou pas de prise avec la réalité
observée."Je suis un scientifique de terrain. Je suis dehors chaque
jour, enfoncé dans la m... jusqu'au cou à récolter des données brutes. Et
c'est pourquoi je suis si sceptique quant à ces modèles, qui n'ont rien à
voir avec la science ou l'empirisme mais se contentent de torturer les
données jusqu'à ce qu'elles se confessent. Aucun d'entre eux n'a prévu
la période de refroidissement global dans laquelle nous nous trouvons. Il
n'y a pas de problème de réchauffement climatique. Il a cessé en 1998. Les
deux dernières années de refroidissement ont effacé presque trente ans
d'augmentation de température." La position sans compromis de Plimer ne
l'a pas rendu populaire. "Ils disent que que viole les vaches, que je
mange des bébés, que je ne sais rien sur quoi que ce soit. Ma lettre
favorite est celle qui dit: Cher monsieur, allez vous faire foutre.
J'ai aussi eu droit à une manifestation à Sidney lors du lancement d'un
de mes livres, et j'avais une mère venant vers moi en tenant son gamin de
deux ans dans les bras en disant: Vous n'avez donc aucune moralité? Le
futur de cet enfant est en train d'être détruit." Typique du personnage,
Plimer lui rétorqua vigoureusement: "Si vous êtes tellement inquiète,
pourquoi avoir eu un enfant?" Cette approche pragmatique doit sans doute
quelque chose à l'éducation du jeune Ian à Sydney, dans une situation
financière difficile. Son père souffrait de sclérose multiple, laissant sa
mère élever trois enfants sur le seul salaire d'une institutrice. "Nous
ne pouvions pas nous offrir une télévision - bien que la télé soit arrivée
en Australie dès 1956. Nous utilisions le même sac en papier brun encore et
encore pour nos déjeuners à l'école, nous éteignions toujours les
lumières, non à cause d'un quelconque impératif moral, mais par pure
nécessité." L'écologisme moderne l'irrite profondément, notamment
parce qu'il est mené par des gens qui sont trop riches. "Quand
j'essaye d'expliquer le réchauffement climatique à des gens en Iran ou en
Turquie, ils n'ont pas la moindre idée de ce dont je parle. Leur vie se
résume à survivre au lendemain, à trouver leur prochain repas. La
culpabilité écologique est un luxe de pays développé. C'est la nouvelle
religion de populations urbaines ayant perdu leur foi dans le
Christianisme. Le rapport du GIEC est leur bible. Al Gore et Lord Stern
sont leurs prophètes." Heaven And Earth est la suite d'un livre de
vulgarisation publié par Plimer en 2001, appelé A Short History of
Planet Earth. Il se basait sur dix années d'émission radio sur ABC
destinées aux habitants des zones rurales. Bien que le livre soit un
bestseller et gagne un prix Euréka, ABC refusa de publier la suite, de même
que les autres éditeurs majeurs que l'auteur approcha. "Il y a beaucoup
de peur ici. Personne ne veut aller contre le paradigme à la mode." Puis
quelqu'un le mis en relation avec un minuscule éditeur perdu au milieu du
bush - "Le mari, l'épouse, trois enfants, si pauvres qu'ils n'avaient
même pas de rideaux" - et ils dirent oui. Plimer se retint de réclamer une
avance qu'ils ne pouvaient clairement pas se permettre. Mais quelque chose
de remarquable arriva. Les 5'000 exemplaires de la première édition furent
écoulés en deux jours seulement. Cinq autres éditions ont rapidement suivi.
L'ouvrage a été vendu à 26'500 exemplaires rien qu'en Australie - avec
des perspectives tout aussi réjouissantes pour l'Angleterre et les
Etats-Unis. Il est même question d'une édition destinée à la très verte
Allemagne. Mais entre tous, les Australiens, avec leurs feux de brousse
et leurs sécheresses prolongées, ne devraient-ils pas être les derniers à
souscrire à son message? "Ah, mais l'homme de la rue n'est pas un
imbécile. Je reçois parfois jusqu'à 1'000 lettres et emails par jour de
gens qui se sentent impuissants, désabusés et carrément malades de toutes
les aberrations qu'ils entendent sur le réchauffement climatique de la
part de gauchistes urbains qui ne savent même pas d'où viennent leur
viande ou leur lait." En outre, l'économie australienne est
particulièrement vulnérable aux effets de l'alarmisme sur le changement
climatique. "Bien que disposant de 40% des réserves mondiales
d'uranium, nous n'avons pas l'énergie nucléaire. Nous nous reposons sur
des tonnes de charbon à bon marché. 80% de notre électricité vient du
charbon et les producteurs d'aluminium s'agglutinent autour des bassins
houillers. La loi Cap and Trade proposée par Kevin Rudd est la dernière
chose dont l'économie australienne a besoin. Si elle passe, le pays fera
faillite." Plimer ne croit pas une seconde qu'elle passera. Comme pour
son équivalent américain du projet de loi Waxman-Markey, le projet
d'Emission Trading Scheme de Kevin Rudd a réussi à se glisser jusqu'à la
Chambre des Représentants. Mais comme en Amérique, le vrai défi attend à la
chambre haute, le Sénat. En partie grâce à l'influence de Plimer et de son
livre - "les politiciens me téléphonent sans arrêt" - le Sénat rejettera
vraisemblablement le texte. S'il le refuse deux fois, alors le
gouvernement australien s'effondrera et donnera lieu à une "double
dissolution" et des élections anticipées. "L'Australie est un point très
intéressant dans le débat sur le changement climatique", note Plimer.
[NdT:
l'actualité
récente semble lui donner raison.] Bien sûr, les répercussions
potentielles hors de l'Australie sont encore plus grandes. Jusqu'à ce
jour, les législations environnementales avaient la partie facile dans les
parlements de l'Anglosphère et de l'Eurosphère, avec des politiciens plus
verts les uns que les autres (de Dave "Eolienne" Cameron à Dave "Les
sceptiques du réchauffement sont les partisans de la Terre Plate de notre
temps" Miliband), faisant la queue pour imposer des objectifs d'émission
de carbone toujours plus restrictifs et taxer leurs malheureux
électorats. Les politiciens pouvaient s'en tirer tant que duraient les
jours où les gens se sentaient assez riches pour payer ces coûts
supplémentaires et assez coupables pour penser qu'ils les méritaient. Mais
l'effondrement économique global a changé la donne. Comme d'innombrables
sondages le montrent, plus les gens se sentent pauvres, plus bas plonge la
vertu écologique dans la liste de leurs priorités. "C'est une des rares
bonnes choses à sortir de cette récession, explique Plimer. Les gens
commencent à se demander: Avons-nous vraiment les moyens de nous payer
toute cette législation verte?" La lecture de Heaven And Earth est une
expérience à la fois enrichissante et terrifiante. Enrichissante parce que
500 pages de prose abondamment annotée, fruits de cinq ans de recherche,
vous laissent sans le moindre doute. La contribution de l'homme à ce
qu'ils appellent aujourd'hui le "changement climatique" était, est et
sera probablement toujours négligeable. Terrifiante, parce que vous ne
pouvez qu'être consterné devant tant d'argent gaspillé, tant de
restrictions légales érigées en vain pour résoudre un problème qui
n'existe pas. (La série South Park, comme souvent, a été
probablement la première à illustrer cela dans un
épisode mémorable où Al Gore
s'invite dans la classe pour prévenir les écoliers du danger que pose une
bête terrible, l'Homme-Sanglier-Ours, qui n'existe que dans son
esprit...) Le livre est-il arrivé à temps pour éviter un désastre? S'il
y a une justice, Heaven And Earth contribuera autant au réalisme sur le
changement climatique que le film d'Al Gore, une
Vérité Qui Dérange en a fait en
faveur de l'alarmisme. Mais comme Plimer le sait bien, il existe désormais
un vaste corps constitué d'intérêts dressé contre lui: des gouvernements
comme celui d'Obama, qui utilisent le "réchauffement climatique" pour
faire passer plus de taxes, de régulation et de protectionnisme; des
producteurs d'énergie et des investisseurs qui espèrent faire fortune avec
des arnaques comme le marché des droits d'émission de CO2; des
organisations non-gouvernementales comme Greenpeace dont la levée de fonds
est directement liée à l'anxiété du public; des envoyés spéciaux sur des
questions d'environnement qui doivent sans arrêt surenchérir la menace
pour justifier leur job. Pense-t-il vraiment que son message arrivera à
passer? Plimer sourit. "Si vous aviez demandé à n'importe quel médecin ou
scientifique d'où venaient les ulcères de l'estomac, il y a trente ans,
ils vous auraient tous donné la même réponse: ils sont évidemment causés
par l'acide gastrique conséquent à un stress excessif. Tous sauf deux
scientifiques, qui furent cloué au pilori pour leur idée délirante selon
laquelle une bactérie serait derrière tout ça. En 2005 ils ont reçu le Prix
Nobel. Le consensus s'était trompé." Un
livre à
découvrir!
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