Avec pour équipage les meilleurs marins du Vieux Monde,
les nobles vaisseaux de la Flotte Royale de Bretonnie portent fièrement
les couleurs de leur patrie. Ils traquent sans relâche les pirates, les
mercenaires, et tous les navires qui refusent de se plier à l'autorité de
leur roi, Louen Coeur de Lion.  | La Flotte
du Roi. |
La flotte bretonnienne se compose uniquement de
voiliers d'une vitesse conséquente - 9" par tour pour peu que le navire
ne soit pas vent debout. Seuls les Hauts Elfes sont plus rapides. Les plus
petits navires sont armés d'une catapulte tirant vers l'avant, tandis que
les unités plus importantes disposent d'impressionnantes bordées de canons
sur leurs flancs. Cette faction a une beauté particulière. L'apparence
des navires bretonniens se rapproche beaucoup des exemples historiques de
marine; elle séduisit nombre de joueurs et en fit une race très populaire,
même si sa puissance est finalement moyenne. Les Amiraux de Bretonnie sont,
d'habitude, plus portés sur l'amusement que sur la victoire; ceci étant
dit, la flotte offre un certain nombre d'astuces qui la rend tout à fait
efficace entre les mains d'un joueur expérimenté de Man O'War. La
Gamme de BretonnieLa Bretonnie n'est pas réputée pour la
versatilité de sa flotte. Avec seulement trois types de navires et une
seule unité volante, elle se situe dans une moyenne banale en terme de
diversité. En revanche, la sculpture des figurines est nette et pleine de
détails. Les vaisseaux ne sont pas très grands; ils acquièrent leur
présence à travers une imposante mâture et des voiles volumineuses. Plus
que pour d'autres camps, il est donc important de récupérer des grappes
de mâts ou des alternatives valables (comme des cure-dents) pour les
déployer comme les voiliers qu'ils sont sensés être. Une feuille
"officielle" de voiles et de bannières est tout sauf indispensable,
beaucoup de joueurs préférant se créer une toile d'un blanc immaculé
plutôt que d'utiliser les voiles couleur ivoire fournies par Games
Workshop. De plus, vous seriez bien avisé de rajouter des voiles
supplémentaires - foc et grand-voile - pour une meilleure apparence: les
bateaux bretonniens sont un peu maigrichons vus de côté, leurs voiles
carrées ne donnant une épaisseur à la voilure que lorsqu'on les observe
de face. Pour cette raison, plus il y a de voiles, mieux c'est. Les
Boucaniers sont les plus humbles représentants de la flotte de
l'Anguille, à 75 points par escadre - une affaire. Avec deux pions
d'équipage chacun, ils donnent à un amiral bretonnien une excellente
source de marins pour remettre à niveau l'équipage affaibli d'un navire
plus puissant. Malheureusement, leur seul coup sous la ligne de flottaison
et leurs faibles jets de sauvegarde en font des cibles fragiles si
l'adversaire tourne son attention sur eux. Armés d'une unique catapulte
orientée vers l'avant, ils sont plus une nuisance que l'arme qui enverra
par le fond la flotte ennemie. Faciles à neutraliser, il faut se dire que
tous les tirs encaissés par les Boucaniers seront toujours ça de moins
pour les autres navires... Fidèle reflet de la société de Bretonnie où
l'idée même d'une classe moyenne est inconcevable, la catégorie de
navire immédiatement supérieure aux Boucaniers est d'une toute autre
envergure. Les escadres de Corsaires coûtent 300 points mais valent
le moindre d'entre eux. Les caractéristiques de ces vaisseaux sont très
correctes - trois pions d'équipage et trois coups sous la ligne de
flottaison les mettent au niveau de certains Bâtiments déployés par
d'autres races - mais leur vraie puissance réside dans leurs bordées de
canons: ils peuvent délivrer une pluie de boulets avec trois dés
d'attaque sur chaque flanc, suffisant pour couler un navire en une seule
volée. Tirer le meilleur usage de la puissance de feu des Corsaires est
souvent la clef de la victoire. Plus grand navire de la flotte et seul
Bâtiment, l'impressionnant Galion ressemble à un Corsaire
amélioré: quatre pions d'équipage, quatre coups sous la ligne de
flottaison et quatre batteries de flanc. Les puristes le trouvent un
tantinet plus faible que la Caraque de l'Empire (nation éternellement
rivale de la Bretonnie) mais le navire est tout à fait respectable.
Toutefois, il est rare que les joueurs bretonniens se chargent en Galions;
mais avec quelques cartes spéciales améliorant encore son mouvement ou sa
puissance de feu, il peut devenir monstrueux. La transposition des
Chevaucheurs de Pégases du royaume dans Man O'War ne donne pas un
résultat très enthousiasmant pour l'unique unité volante de la faction -
et certainement inférieure à ce que vous pouvez attendre des mêmes
figurines sur un champ de bataille de Warhammer:Le Jeu des Batailles
Fantastiques (ou peut-être pas...) A 75 points l'escadre, 2 blessures
chacun, les figurines disposent d'une paire de règles spécifiques: elles
bénéficient d'un bonus de +1 en combat en attaque et gagnent
automatiquement leur combat sur un 6 naturel. Comme il est de toutes
façons improbable que l'adversaire l'emporte sur un tel jet, cette règle
change rarement quoi que ce soit (à moins que vous n'ayez envoyé vos
Chevaliers sur une vraie mission suicide!) Les Chevaucheurs de Pégases ont
leur place pour achever des navires à la dérive, mais ne remboursent pas
toujours l'investissement qu'ils représentent dans la composition d'une
flotte. Collectionner cette
flotte | Un travail sur les
voiles permet un meilleur rendu. | La Bretonnie est certainement
la flotte de la boîte de base de Man O'War la plus difficile à
collectionner. Les moules furent rapidement hors d'usage; la rumeur
raconte que les Corsaires furent la première réféfence épuisée de toute la
gamme. Les figurines requièrent également une quantité folle de mâts et de
baumes en plastique, à moins que vous ne penchiez pour un modélisme plus
"alternatif".Les Boucaniers passent périodiquement sur eBay mais
partent souvent au prix fort, la plupart des amiraux de Bretonnie
cherchant à en inclure trois ou quatre escadres dans leur force. Les
Galions sont aussi proposés de temps en temps mais ne sont pas aussi
demandés, bien que comme pour toute flotte, vous ayez besoin d'un
exemplaire de chaque escadre et bâtiment possible pour une composition
conforme aux règles. Les Corsaires, d'un autre côté, sont aussi rares que
recherchés. Ils atteignent parfois des prix insensés, et peu de joueurs
auront la joie d'en inclure plus d'une escadre - à moins d'en payer le
prix. Pour finir, les Chevaliers sur Pégases restent inhabituels, mais
comme ils ne sont pas indispensables, la demande n'est pas trop
forte. Les enchères pour des vaisseaux de Bretonnie incluent rarement
des mâts et des voiles en bonne condition. Cette particularité se comprend
à l'examen des navires, bien peu alléchants coques nues; presque tous les
joueurs essayèrent de leur donner leur voilure, alors qu'ils en
abstinrent plus souvent avec d'autres races. Cependant, plus les mâts
sont grands plus ils sont fragiles, et plus la probabilité augmente
qu'avec le temps, ils finissent par être endommagés. Malheureusement, ils
sont souvent irréparables à moins d'y sacrifier une grappe de mâts en
parfait état. L'utilisation de mâts de récupération n'est pas possible,
car il faut une tige de longueur maximale. Pour la même raison, on voit
passer assez peu de feuilles de voiles et de bannières, mais c'est moins
un problème. Tactique et stratégieNe disposant ni de
capacité spéciales pour ses équipages ni de béliers pour éperonner, la
flotte de Bretonnie gagne ses batailles navales à grands coups de canons.
A cette fin, les déplacements doivent être soigneux, utilisant les vastes
compétences des marins de la couronne pour placer les vaisseaux
judicieusement et délivrer les salves les plus dévastatrices. La
spécialisation de cette flotte implique également un certain nombre de
faiblesses, que l'amiral désigné devra gérer au mieux pour ne pas laisser
l'ennemi les exploiter.  | Le Galion
bretonnien. | Dans un déploiement typique, un rideau de Boucaniers
protège des unités plus lourdes en attente à l'arrière. Alors que
l'ennemi s'approche (ou que la flotte Bretonnienne s'avance, sa vitesse
ne permettra à quiconque de s'échapper) les Boucaniers martèlent l'ennemi
sous les tirs de catapultes; lorsque cette première ligne peu solide
commencera à rompre et à exposer les Corsaires et les Galions, il sera
temps pour eux de frapper.Les Corsaires sont la meilleure arme de
l'arsenal bretonnien. Leur formation dicte leur usage, bien qu'il soit
possible de réorganiser leur escadre si nécessaire. En ligne, ils seront
capables de délivrer une véritable pluie de projectiles à courte portée en
passant "à travers" une escadre ennemie elle aussi en ligne. Navigant au
milieu des navires choisis pour cibles, ils s'arrêteront au beau milieu
et tireront par tous les sabords, sauf pour l'unique Corsaire qui ne sera
pas encadré par deux cibles; cela représente 15 dés d'attaque à bout
portant! Malheureusement, cette situation idéale sera difficile à
atteindre contre un adversaire compétent qui ne s'y laissera pas prendre
deux fois. La phase d'approche pose un autre problème: alors qu'ils
cherchent à atteindre leur position, les Corsaires ne tireront
pratiquement pas. En groupe contre un bâtiment plus puissant ou pour une
plus grande flexibilité générale, les Corsaires sont plus souvent disposés
en colonne. De cette façon, ils peuvent encercler les navires ennemis et
les atteindre à plus longue portée, bien qu'avec un seul flanc chacun.
Bien sûr, la meilleure approche est sans doute de passer d'une formation
à l'autre selon les opportunités. Les Galions s'emploient de la même
façon que les Corsaires, mais il sera délicat de faire naviguer votre
vaisseau amiral au beau milieu de la flotte ennemie. Ne vous en privez pas
si vous en avez plus d'un et qu'ils ne transportent pas l'Amiral ni le
précieux Magicien de votre flotte. Parlant des lanceurs de sorts, la
flotte de Bretonnie est vulnérable aux changements de vent, naturels ou
non, comme toute faction ne se déplaçant qu'à la voile. Récupérer les
sorts qui affectent le mouvement ou au moins les couleurs qui permettent
de les dissiper devrait être une priorité pour le mage local. Si cette
faiblesse est la plus évidente, elle n'est pas la seule: la marine de
Louen Coeur de Lion est aussi très fragile face aux abordages. Les
équipages sont raisonnablement nombreux, mais une attaque selon un angle
approprié les privera de toute mitraille en défense (les Boucaniers n'en
ont même pas de toutes façons!) Contre un assaut venu de la proue ou de la
poupe, même un Galion peut être facilement perdu. Les déplacements
continuels pour délivrer des bordées de canons et éviter les abordages en
retour donnent au final un jeu difficile, mais très amusant. La flotte
de Bretonnie sera la fierté de tous les joueurs qui apprécient les
mouvements tactiques. C'est également une excellente flotte pour amener
les débutants à Man O'War à cause de son style si proche des navires
historiques, bien que leur victoire ne soit pas acquise. publi� le 28 Jul 2008 |