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 Le peuple choisi  le 09 Sep 2009
Les fonctionnaires contre le reste du monde, voilà la véritable, l'authentique lutte des classes livrée par les socialistes. A Genève, on ne s'en cache même plus.

Lors des votations du 27 septembre, les Genevois seront amenés à se prononcer sur une éventuelle baisse d'impôts. Mes lecteurs français doivent probablement saliver devant une telle perspective, mais le Oui n'est même pas sûr de l'emporter. Pratiquement la moitié de la population du canton de Genève est déjà dispensée de payer l'impôt sur le revenu, résultat d'une politique massive de redistribution, opposant une classe moyenne écrasée par la fiscalité à des hordes de pauvres et d'assistés sociaux vivant des prébendes soutirées aux contribuables.

Or, la perspective même de l'échec est impossible à envisager pour nos indécrottables édiles écolos, socialistes et communistes de la Ville de Genève. Après avoir refusé d'intégrer l'éventuelle baisse des recettes dans son budget 2010, la municipalité de la ville est donc carrément partie en campagne dans le camp du Non. Elle s'est ainsi permis de donner son point de vue dans la brochure électorale, en violation flagrante du droit.

Mais ce n'est pas tout!

La socialiste Sandrine Salerno, des Finances, et le maire Rémy Pagani, d'A gauche toute! (je n'invente rien) ont envoyé une missive à tous leurs fonctionnaires pour les sommer de s'opposer à la baisse d'impôts. Un article du Temps révèle le pot-aux-roses: "Un ordre de marche, ni plus ni moins."

Que contient donc cette lettre? Rien de moins qu'un aperçu de l'apocalypse. Si les baisses d'impôt sont votées, "quelles prestations devrions-nous alors couper? Moins d'impôts, c'est aussi moins de bibliothèques, moins de sécurité, moins de propreté, moins de culture, moins d'aide aux clubs sportifs, moins de logements à prix abordables, moins de soutien aux entreprises (sic)."

Moins d'emplois de fonctionnaires, en fait. Le collège veut dépenser 70'000 Francs Suisses en publicité, autocollants, courriers et annonces dans la presse. Quand il s'agit de défendre son gâteau, on fait feu de tout bois!

L'argent qui sert à ces bibliothèques, ces colleurs de contraventions de stationnement, ces balayeurs, ces artistes de gauche, ces clubs anémiques, ces logements subventionnés et ces mises sous tutelle d'entreprises vient avant tout de la poches de contribuables qui, si on leur laissait le choix, le dépenserait probablement dans autre chose - un logement plus grand, des meubles de meilleure qualité, des services réellement souhaités, un million de choses que chacun pourrait décider selon ses envies, et non selon les lubies d'une caste administrative visant à s'acheter un électorat.

L'Etat ne crée jamais de richesse; il déplace l'argent du secteur productif vers le secteur public, improductif par définition, puisqu'ayant besoin d'argent extorqué aux contribuables pour simplement exister.

Et quand on voit la liste des "services" que la Ville de Genève se targue "d'offrir" à ces citoyens, on réalise le joug de la fiscalité qui pèse sur eux.

Bien sûr, il n'est pas agréable de tenir un tel raisonnement jusqu'au bout si on fait précisément partie du problème - si on est un fonctionnaire, donc. Deviner vaguement que son travail n'est pas franchement utile et que la société profiterait mieux de ses biens s'ils étaient autrement employés s'efface probablement dans la rassurante tranquillité d'un quotidien morne, mais sûr. Les autorités de Genève l'ont bien compris et tirent sur la corde, sans vergogne et sans honte. Mais en limitant l'envoi de leur lettre aux seuls fonctionnaires de l'administration de la Ville de Genève, tout de même. A croire que le grand public serait resté de marbre devant cette belle énumération de services "gratuits".

Genève est une des villes politiquement les plus à gauche de Suisse. Le pouvoir politique qui y officie montre à l'occasion de cette baisse d'impôt potentielle son vrai visage: un syndicalisme dévoué aux seul intérêt du corps des fonctionnaires de l'Etat. La société civile n'est destiné qu'à les servir. Pas de discours grandiloquent sur la nécessité d'une redistribution vers les pauvres et les miséreux, l'équité ou le reste: on s'en fout! Seul comptent les fonctionnaires. La municipalité espère bien qu'ils se rappelleront pour qui ils se battent lorsque sera venu le moment de déposer son bulletin dans l'urne.

La lutte des classes n'est pas entre les riches et les pauvres ni entre le prolétariat et la bourgeoisie, mais entre les employés de l'Etat et la société civile. Et rien n'arrêtera la ville de Genève dans sa propagande.

On se moque des manipulations électorales en Afghanistan, mais que valent celles de la cité de Calvin?

 

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