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 Climategate ou l'effondrement d'un dogme  le 06 Dec 2009
Deux semaines de folie, il n'y a pas d'autre mot. Le climategate est en train de bouleverser la politique, la science, et surtout, les médias. Il balaye tout sur son passage.

Une recherche sur google avec les termes clinton lewinsky ramène un peu moins d'un million de résultats. Avec Abu Ghraib, on ne dépasse pas les 500'000. Tiens, quitte à parler d'arnaque, combien de résultats pour Madoff? 1'370'000. C'est mieux que les précédents, mais la notoriété de l'affaire reste très raisonnable.

Et avec climategate?...

Une semaine seulement après la révélation au monde des échanges électroniques du Climate Research Unit d'East Anglia, le terme ramenait déjà un score honorable de trois cent mille résultats. Quelques jours plus tard, on approchait des 10 millions. Aujourd'hui, on a allègrement dépassé les 30.

Trente millions de pages web sur le plus grand scandale scientifique de tous les temps! Pas mal pour un terme qui n'existait même pas il y a un mois!

A titre de comparaison, il y a plus de pages sur le climategate que sur le réchauffement climatique...

A moins que vous ne soyez connecté à Internet pour la première fois depuis une heure, vous savez de quoi il s'agit lorsqu'on évoque le climategate: la révélation de la supercherie scientifico-politique du siècle. Les têtes pensantes du Climate Research Unit, principaux savants fournissant le GIEC et les décideurs du monde sur la "menace climatique", ont menti pendant des années. Ils ont trafiqué leurs données pour créer un réchauffement là où il n'y en avait pas. Ils ont comploté pour effacer les preuves, menacé leurs collègues, fait pression sur les comités éditoriaux des revues scientifiques pour étouffer toute dissidence.

Autant pour le "consensus". Autant aussi pour la validité des recherches. Les implications sont tellement colossales que nous n'en sommes qu'aux balbutiements. Les fichiers livrés par le whistle-blower ont rapidement fait le tour du réseau à cause des emails explosifs qu'ils contenaient, mais il y avait bien davantage: des méga-octets de données informatiques et de programmes. Et aujourd'hui chacun peut voir sur quoi reposent les simulations des "climatologues".

Que pensez-vous qu'il se passe avec les médias traditionnels? La télévision, les journaux imprimés?

Pour eux, le climategate n'existe pas.

Trente millions de pages web, un scandale aux ramifications monstrueuses, de l'argent par milliards, l'implication de politiciens, tout cela n'est pas suffisant pour intéresser les rédactions?

Allons donc! Ils sont parfaitement au courant, comme en témoignent les quelques tentatives de présenter l'affaire telle une simple histoire de piratage de fichiers.

Cette tentative dérisoire - et admettons-le, vouée à l'échec - d'ignorer la plus grande fraude jamais perpétrée a quelque chose de piquant, quasiment romantique. Contempler ces rédactions, ces éditorialistes, ces journalistes faire comme si nous étions encore au siècle dernier, au temps de la Pravda, à l'époque où ils disposaient du monopole de l'information! Et de croire qu'en fermant les yeux et en serrant les poings très fort le climategate finira par s'en aller! C'est à mourir de rire!

Mais pourquoi se donnent-ils tant de peine pour ne pas faire, en gros, ce que le moindre journaliste curieux serait sensé faire?

Il suffit d'allumer la télévision ou d'ouvrir les pages d'un quotidien pour s'en rendre compte: ils sont bien trop impliqués dans l'arnaque du réchauffement pour faire machine arrière. Comment avouer que la panique climatique dont ils abreuvent leurs lecteurs depuis des années n'était finalement que du flan? Impossible. Impensable.

La seconde raison tient à l'actualité en elle-même: il faut sauver le Congrès de Copenhague, le rêve humide de tous les misanthropes des pays développés. Le renouvellement d'un protocole de Kyoto, potentiellement puissance dix, donne lieu aux excès les plus délirants. Pas un jour ne passe sans l'annonce de l'Apocalypse. Il s'agit de préparer l'opinion publique à un avenir d'asservissement sans précédent: notre mode de vie doit empirer changer! Quant à Nicolas Sarkozy, il s'invite à Copenhague bien décidé à obtenir une taxation des transactions financières internationales (la vieille lubie d'ATTAC que Jacques Chirac n'avait pas réussi à obtenir au nom, à l'époque, de l'aide au développement en Afrique). Peu importe la raison pourvu qu'on ait la taxe! Entre Obama le socialiste et lui, le courant a toutes les chances de passer.

Et pourtant, toutes ces citadelles tomberont.

Tout d'abord, dans le monde anglo-saxon, il existe une presse réellement indépendante. Celle-ci ne s'est pas gênée pour couvrir l'événement au fur et à mesure qu'il produisait ses révélations. Ainsi, c'est bel et bien suite aux conséquences du climategate que Michael Mann, un des "papes" du réchauffement, a été démis de ses fonctions suivant l'ouverture d'une enquête par l'université qui l'emploie. Bien plus de gens ont l'habitude de consulter l'actualité au travers des blogs et des sites de nouvelles où le contrôle est bien plus souple que par les médias officiels, qui font de leur mieux pour ne rien laisser transparaître. Même Google.

Malgré tout, l'Américain moyen est un peu plus informé du climategate que le Français moyen, suffisamment en tous cas pour que l'opposition républicaine s'empare de l'affaire. Cela condamnera Obama à échouer avec pertes et fracas devant le Congrès, peu importe avec quoi il revienne de la capitale danoise. Quelques procès retentissants autour des marchés publics et de leur attribution sur des "critères verts" faisandés finiront d'informer le grand public outre-atlantique.

Bah! Après tout, les militant gauchistes du monde y verront l'occasion de ressortir leurs banderoles anti-américaines afin de protester contre ces Yankees qui ne jouent pas le jeu. Ailleurs, comme en Chine, on se contentera juste de mentir. Qui oserait envoyer une délégation mesurer ce qui sort vraiment des cheminées chinoises?

En France, en revanche, nul doute que le travail sera bien fait. On taxera, on imposera, on restreindra, on soumettra à autorisation, on certifiera et on interdira à tour de bras, selon la compétence éprouvée du pays en la matière.

Je ne doute pas que la France sera le dernier pays du monde à croire au réchauffement climatique - et à agir en conséquence, au détriment de ses intérêts économiques. Une nouvelle forme de l'exception française que les élites dirigistes du monde nous envient, à l'instar des précédentes. Mais même là, la vérité finira par éclater. Dix ans après, à la louche. Pas assez pour que nombre de personnalités médiatiques et politiques aient terminées leurs carrières. Pour elles, l'avenir risque effectivement de se réchauffer.

Mon seul regret dans cette affaire ne vient pas de la presse française, que l'on sait déjà en dessous de tout en matière de journalisme critique, mais bien de la presse helvétique. Je l'aurais cru capable de véritables investigations devant un authentique scandale; nous en sommes loin. Le climategate est révélateur de l'indépendance des médias vis-à-vis du pouvoir et des vérités énoncées. En ce sens, leur silence est porteur d'une information salutaire.

Alors, question que certains se posent encore, les médias peuvent-ils étouffer l'affaire? Non, bien entendu, non seulement à cause d'Internet, mais aussi, simplement, parce que le moteur scientiste est cassé. Nous sommes donc dans une simple phase d'inertie. Le train fou va bien trop vite pour s'immobiliser, même après avoir déraillé. L'effondrement d'un dogme n'arrive pas tous les jours, le phénomène mérite d'être étudié.

Mise à jour (7 décembre): Alors que s'ouvre le sommet de Copenhague, je cite l'AFP:

"Climategate": le niveau de confiance en la science est affecté
L'Arabie Saoudite a estimé lundi à Copenhague que le "niveau de confiance" en la science sur le réchauffement climatique était affecté par l'affaire des courriels de scientifiques piratés et réclamé une enquête internationale.

Plus loin dans la même dépêche, on apprend que Rajendra Pachauri, président du GIEC, a dénoncé une tentative de "discréditer" les travaux de l'organisation. La tournure de l'AFP est trompeuse (décidément, le terrain est vraiment miné!). Une autre dépêche, en anglais, montre qu'en fait Mohammed al-Sabban répond à Rajendra Pachauri, en lui reprochant de défausser le scandale par des généralités.
Intéressant comme cette petite note révèle que:
 1. Les grands de ce monde sont parfaitement au courant.
 2. Le climategate est loin d'être un feu de paille, si d'aucuns en doutaient encore.
Si ce n'est pas malheureux de devoir attendre que le sujet soit soulevé par l'Arabie Saoudite!
Vraiment, nos médias sont tombés bien bas.

Mise à jour (9 décembre): Comme un seul homme, divers médias "mainstream" évoquent soudainement le climategate, surtout pour en dire qu'il n'y a pas péril en la demeure et que le scandale est une tempête dans un verre d'eau. Bref, on minimise. Mais le climategate ne se laisse pas enterrer sous le tapis aussi facilement. Tiens, même Sarah Palin en parle.

 

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