Une victoire historique le 30 Jan 2005 La première journée de vote en Irak depuis 50 ans a été un
succès immense. Le taux de participation dépasse toutes les espérances,
largement au-delà de celle des électeurs Européens, à titre de
comparaison. On parle de plus de 70% de votants.
Le cynisme des
rédactions dans les médias d'Europe est évidemment sans borne. Il y a
quelques mois, avec un racisme non dissimulé, ils nous expliquaient que
l'Irak ne pouvait devenir démocratique du jour au lendemain parce qu'il
n'y avait pas cette "longue tradition démocratique" que l'on ne
retrouve, bien sûr, qu'au sein des pays européens (il faut voir pourtant
comment ils votent...) Ensuite, le ton passa à l'impossibilité
physique d'organiser ces élections: pas assez d'administration,
des électeurs illétrés, les menaces des poseurs de bombe qui feraient,
paraît-il, la loi en Irak. Une fois l'organisation du scrutin mise en
place - et on notera que les Américains ne l'ont pas repoussé d'un jour
depuis le temps qu'il est annoncé - les rédactions se gaussaient déjà du
taux de participation, préparant leurs plumes pour expliquer doctement que
de toutes façons le gouvernement élu, quel qu'il soit, n'aurai aucune
légitimité. Eh bien soit. Ils se sont trompés sur toute la ligne, mais en
doutiez-vous? Nul doute que dès demain ils trouveront un moyen de
minimiser le succès de ce scrutin et de remâcher leurs vieilles lunes à
base de complots américains, de manipulations des résultats, et leur
refrain sur l'époque bénie où Saddam Hussein était au pouvoir avec la
complicité grassement payée de l'ONU et où les pots-de-vin coulaient à
flot. Ce soir même, TF1 s'est débrouillé pour interviewer - selon la
méthode de manipulation banale du micro-trottoir - un Irakien, typique
donc, qui expliquait qu'il n'était pas allé voter parce qu'aucun parti
ne lui plaisait. Pensez donc, il n'y avait qu'une centaine de listes
différentes! Au pire, il aurait pu poser la sienne... Mais l'intérêt de
cette interview (réalisée dans la journée) était de préparer les mauvais
résultats de participation du soir, qui n'ont malheureusement pas été au
rendez-vous. Il est encore beaucoup trop tôt pour dire quel gouvernement
sera formé, ni même quels partis pourront prétendre à un succès. Mais
cette journée n'en porte pas moins une forte charge symbolique, car
c'est la démonstration de la volonté populaire, la vraie, et assortie
d'une bonne dose de courage. Depuis des décennies, la population
irakienne a vécu sous le joug d'un dictateur sanguinaire et mégalomane.
Depuis sa libération par les forces de la coalition, elle a été soumise à
une guerre livrée par des terroristes et des intégristes, guérilla
accomplie en son nom et soutenue à bout de bras par tous les médias
occidentaux. C'est aujourd'hui la première fois qu'elle ose faire
entendre sa voix, malgré les menaces, malgré les kamikazes. En
choississant de voter, le peuple Irakien montre quelle est le chemin
qu'il entend prendre. C'est ce dimanche 30 janvier que les Irakiens
ont eu pour la première fois l'occasion de montrer au monde leur foi en
l'avenir démocratique de leur pays. Pour la première fois, le peuple
s'exprime réellement, sans plus personne pour s'imposer comme son
porte-parole. Et il en fallait, du courage, pour s'entasser devant les
bureaux de vote, malgré les promesses de mort de tous les terroristes.
70% des Irakiens sont des gens courageux. Je ne suis pas du tout
sûr que face à de telles menaces les Français ou les Allemands oseraient
faire de même. C'est une victoire pour l'Irak et c'est une victoire
pour George W. Bush. Aujourd'hui, les donneurs de leçon du café du
commerce peuvent aller se cacher au fond de leur trou, leurs théories
bancales viennent d'être contredites par des faits indiscutables. Que
personne ne s'en inquiète, ils en ressortiront bien vite sans avoir
changé d'un iota: les médias européens sont indécrottables dans
leur aveuglement. |